Le Fontanil Cyclisme

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Sur les routes du Bourbonnais 2018

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Il aurait été inconcevable que le FC ne revienne pas en force sur cette épreuve au top, avec des bénévoles remarquables et une qualité d’organisation du même niveau, mais surtout avec des clubs venus en force et même parfois en mode « démonstration ».
Donc, nous sommes partis à 6 : Charles, Victor, Philippe D, Loïc, Stéphane B et Laurent, dans la banlieue de Vichy pour enchaîner 4 étapes sur 3 jours dont un clm.
Dès la première étape, le programme se bouleverse... Charles tombe après quelques kilomètres de course, épluchant copieusement son corps, avant que Victor, rescapé dans le peloton de tête, s’en colle une énorme sans qu’il n’ait pu comprendre d’où elle venait, au début d’une descente, autant dire à 50 ou 60 km/h… Pas de gros dégâts non plus mais là aussi, l’oignon a bien perdu des couches de peaux... Notons au passage que les deux ont rejoint l’arrivée de cette étape de 100 km avec 1000m de D+ au courage et avec abnégation. Philippe a accompagné Charles dans son long périple jusqu’à la ligne d’arrivée alors que Stéphane n’a pas pu prendre la bonne roue dans la première bosse, il réussit tout de même à rentrer comme un guerrier dans le peloton en laissant beaucoup de jus, bien encouragé par Benoît et Gianni (tvs) dans la voiture. Loïc, lui, plus costaud, lâchera un peu plus loin, la course étant nerveuse et très intense quand même. Malmené depuis le début, à l’arrache pour basculer avec le groupe à chaque montée, Laurent parvient quand même à rester devant et finalement, plus ça va mieux ça va. Après une descente, alors qu’une échappée est partie depuis longtemps cadenassée par le Team Vélo Puissance, une montée scélérate permet à un contre de partir. Ça roule derrière, avec un gros relais de Pierre Ledac puis, le contre étant à portée, ça part dans tous les sens. A ce jeu, le contre garde sa poignée de secondes d’avance et au kilomètre, Laurent est suffisamment bien placé (la route est large…) pour participer au sprint. Il finit 5ème, 13ème au général, mais rate le maillot orange pour un souffle. Au début on en rigole, après, ça fait un peu chier… Nous décrètons alors Laurent comme leader, on a même bu une coupette de Mercurochrome pour fêter ça. Loïc est 3ème en 3, costaud le jeune, et pour une journée malchance, ça pourrait encore être pire…

Le lendemain, il faut se lever tôt pour rejoindre le départ d’une étape qui s’annonce speed puisqu’elle ne propose que 70 km pour 400 m de D+ : autant dire que ça va batailler. Dès le départ, ça fuse de toute part mais rien ne sort vraiment sur ces routes tourmentées. Après une dizaine de km, on voit Philippe lever le bras alors qu’il était devant, victime d’une crevaison. Sans moyen de réparer rapidement, il zappe l’étape, la voiture suiveuse ne l’ayant pas vu. Dommage. Si le peloton s’étire dans les multiples petites bosses, rien ne casse si ce n’est au premier Meilleur Grimpeur où Stéphane lâche l’affaire, Loîc faisant de même au second après un ENORME relais de Pierre Ledac (encore), qui s’est fait un clm avant le clm… Les quelques inconscients qui ont tenté de mettre naïvement le nez dehors se sont fait reprendre après quelques centaines de mètres, en hypoxie, par la cadence infernale du membre de TVS. Dans sa roue, Charles, Victor et Laurent attendent des heures meilleures, suivi du reste de TVS : l’Isère avait son heure de gloire… Malgré leurs plaies, Charles et Victor ont remonté Laurent plusieurs fois vers l’avant, prenant parfois des risques censés, mais quand même. C’était beau à voir, surtout leur motivation pour aider un pauvre 2 tout vieux, alors qu’ils souffraient de toutes leurs compresses… « Parfois, alors que ça roulait à 50km/h, j’ai eu la sensation d’être devant ma télé lorsque je regarde une course pro pendant ma sieste. Un vrai bon souvenir, comme j’ai pu en avoir en montagne au temps jadis. On parle de l’esprit de cordée : il y était vraiment dans ces moments de vélo. » dixit Laurent.
Le final tortueux l’empêche de bien se replacer et le peloton en file indienne passe la ligne d’arrivée à vive allure.
L’après-midi, c’est contre la montre. Première pour Laurent et Loic. Pendant la reconnaissance, on est surpris par la technicité du parcours : ça part classique sur 2km, ça monte en paliers après avant une courte descente tortueuse et pleine de gravillons qui précède une montée courte mais raide qui emmène sur une portion plat descendant qui conditionne quelques virages compliqués, une descente un peu banzaï puis un final en montée où il faut tout donner. Charles pose le premier temps de référence après que Philippe, repêché, se fasse voler d’une bonne paire de minutes suite à un gros cafouillage dans les chronos. Stéphane ne fait pas le chrono espéré, à son grand désespoir, Loïc donne tout lui aussi mais perd encore du terrain alors que Victor, rapide dans les montées, laisse du temps sur le plat. Laurent, sans matos particulier ni expérience, fait le pari de ne pas s’échauffer outre mesure pour ne pas rajouter de la fatigue à la fatigue, et il fait comme les autres : à bloc ! Vu le parcours, difficile de viser une puissance cible donc il essaie seulement de ne pas tomber sous 350W. Sans prendre de risque, il rejoint l’arrivée en perdant des poignées de secondes sur ses concurrents directs, sans regret et content de cette expérience. Il fera exactement le même temps que Carlito. Peu après son arrivée, quelques gouttes commencent à tomber alors Stéphane Jouffroy établit le meilleur chrono. Le temps de rentrer à la base, c’est la douche. Les derniers concurrents l’ont un peu amer, mais le cyclisme est un sport d’extérieur.

D’ailleurs, le dimanche pour la quatrième étape, l’extérieur rappelle à chacun que les belles journées, c’est fini. Pluie, froid, neige sur le parcours prévu, l’ambiance est morose. Même l’organisation tangue un peu entre annuler et raccourcir l’étape. Nous, on a courageusement décidé de bâcher alors que ceux qui jouent encore un classement prennent le risque de courir. C’est courageux, un peu inconscient aussi, mais c’est aussi ça la beauté du sport. A la fin, le meilleur gagne dans toutes les catégories, le second n’est pas toujours de cet avis alors que le troisième a lui un point de vue encore différent si jamais les choses s’étaient passées différemment, classique debrief de course finalement, sauf que tout le monde grelotte (du moins on l’imagine). Nous, rentrés en robe de bure et à genoux à Grenoble, nous méditons sur les pêchés qui nous ont mené à cet échec et, par l’entre-mise d’un rayon de soleil sûrement divin, comprenons que c’était le chemin de croix nécessaire à tout-pêter-l’année-prochaine-avec-une-grosse-équipe.

 

Amen.

 
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